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ACTIVITES PROS OSA: N'Doua Patrick remercie l'OSA et les ivoiriens

Alors Kouakou Iréné merci de nous recevoir, toi qui a tant vécu dans la banlieue Abidjanaise qu’est-ce que cela te fais de te trouver aujourd’hui au Maroc ?

KI: C’est un réel plaisir pour moi de me retrouver au Maroc. Evoluer à l’étranger, dans un tel championnat que celui de la Botola Pro et sous les couleurs d’une équipe comme celle d’Hassania Agadir, c’est quelque chose de grand.


Après l’Asec Mimosas, où tu as littéralement explosé, vient le grand saut. Tu signes avec Hassania d’Agadir. Comment s’est fait cette arrivée au Maroc ?

KI: Après avoir fait mes preuves dans le championnat ivoirien, il était temps pour moi de relever de nouveau challenge et de faire montre de mes talents à l’extérieur. C’est dans cette optique que j’ai quitté difficilement l’Asec car étant encore attaché émotionnellement pour rejoindre le club de Setif, champion d’Algérie. Mais les choses se sont compliquées et j’ai donc décidé avec mon capitaine à l’Asec, Diomandé de déposer mes valises au Maroc et de m’engager avec le club d’Hassania d’Agadir qui traversait des moments difficiles en Botola Pro.


Comment s’est fait ton adaptation au Maroc ?

KI : Çà été très difficile pour moi à mon arrivée au Maroc. Le club vivait une crise et l’équipe était au bord de la relégation. Et donc pas le temps de s’adapter dans une telle atmosphère, il fallait tout de suite mettre son talent à contribution. Mais par la grâce de Dieu et avec une conviction de se faire un nom dans ce championnat et le soutien de l’encadrement technique et des coéquipiers j’ai pu m’y faire. Aujourd’hui grâce au travail tout va bien, je me suis bien adapté et tout le Maroc parle de moi et reconnait ma valeur.


Désormais adapté à la Botola Pro, tu as réalisé une exceptionnelle saison avec Hassania. Quels sont les éléments qui ont été à la base de cela ?

KI : Je suis pratiquement à la fin de mon contrat ici, je me devais donc de confirmer. Et après plus de deux ans passés dans ce championnat, j’ai fais preuve d’une constante progression. Je me suis bien adapté et réaliser aujourd’hui une telle saison avec le titre de 3e meilleur buteur du championnat et celui du 2e meilleur canonnier de mon club n’est que le fruit de mon travail et du désir d’être le meilleur à chaque entrainement, à chaque match.


Ce qui fait ta force, ta technique déconcertante, ta vitesse supersonic et ton mental de fer, d’où te vient cela ?

KI : Quand tu viens d’une famille modeste comme la mienne, tu as le devoir, le droit de vouloir changer ta vie et cela passe par une détermination grande. Refuser même de perdre à l’entrainement, se battre pour toujours vouloir gagner, être cité parmi les meilleurs, faire des progrès chaque jour, tel est l’esprit qui m’animait. Et je crois que c’est l’ensemble de l’éducation et des conseils que j’ai reçu de mes parents, de ma formation à l’OSA et à l’ASEC Mimosas qui m’a permis de devenir ce joueur que je suis aujourd’hui.


Quels sont les secrets de la réussite de Kouakou Iréné

KI : Dieu. C’est lui qui est la base de toutes choses. Il a été avec moi, il est toujours avec moi et c’est lui qui dirige et guide ma vie.


Alors comment vois-tu la suite de ta carrière ?

KI : Je suis encore jeune. C’est vrai que j’ai fais une bonne saison, mais il faut toujours progresser. C’est grâce à une constante progression que je pourrai atteindre mes objectifs et voir des portes s’ouvrir pour moi. La suite de ma carrière dépendra simplement de mes performances. Et après où Dieu décidera de me conduire, j’irai.


Après avoir fait tes preuves avec les sélections jeunes de la Côte d’Ivoire, penses-tu que le moment est venu pour toi d’intégrer les A ?

KI : La sélection est quelques choses de très important pour moi. C’est un rêve de gamin. Mais il faut y aller pas à pas. J’ai fais toutes les sélections de jeune de la Côte d’Ivoire. La fédération me connaît. Mais actuellement je suis au Maroc et la Côte d’Ivoire n’est pas un petit pays de football et allé chercher un joueur au Maroc pendant qu’il y a certains en Europe c’est difficile à faire. J’espère déjà continuer à réaliser de telles prestations pour intégrer un club qui me permettrait de faire encore plus montre de mon talent pour ainsi intégrer pourquoi pas la sélection ivoirienne.


La famille, un élément clé dans ta carrière ?

KI : La famille c’est tout ce qu’il y a de plus précieux pour moi. Avant les matches j’appelle ma femme et mon fils. Et lorsque je les entends j’ai la paix du cœur. Me sentir proche d’eux me transfigure et me permet d’être encore plus fort sur le terrain. La famille joue donc un rôle essentiel dans ma carrière.


Qu’est-ce que tu te dis lorsque tu revois la bonne saison que tu as réalisée ?

KI : Je rends gloire à Dieu. Certes je n’ai pas encore joué en France ou en Angleterre, mais ce que j’ai déjà réalisé est aussi énorme. J’ai marqué l’histoire du championnat ivoirien et je me suis fais un nom dans le championnat Marocain et c’est déjà pas mal pour un jeune de mon âge. Je peux mieux faire mais je n’ai aucun regret.


Tu es conscient qu’il reste encore du chemin à faire

KI : Je suis jeune et je dois encore progresser. Je peux encore réaliser de grandes choses et j’en suis conscient.


Ton mot de fin

KI : J’aimerais dire merci à tous les ivoiriens, à tout ceux qui m’ont aidé dans ma carrière en particulier le centre de Formation l’OSA avec à sa tête son Président Amza Gamal et à l’Asec Mimosa des dirigeants jusqu’aux humbles jardiniers qui nous ont permis d’avoir de belles pelouses de jeu. Un merci spécial au Talentcaché.net qui permet de révéler les jeunes talents que nous sommes mais également permet à ceux qui nous aiment, qui nous connaissent ou pas de nous découvrir et  redécouvrir. Que Dieu vous bénisse et vous grandisse.

 

Publié le 04/07/2014                                                         Source: www.letalentcache.net